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Oignon Fugace

JDB #Semaine 9 : Quelques ressources pour des maths en autodidacte

#Petit retour en arrière

Deux semaines sans JDB. Je m’explique. D’abord, une semaine de vacances entachée par un mal de dos intense sorti de nulle part. Le contre coup de la pression que j’accumulais depuis fort longtemps ? Le froid ? Une chute en slack ? Je ne sais pas. Toujours est-il que je n’ai pas pu faire le quart de ce qui était prévu. Pas grave. Le nécessaire était au repos – pendant lequel je m’en suis retourné vers d’autres occupations, notamment me mettre au courant des actualités du monde. Politique, écologie. Voilà un moment que je n’avais pas pris le temps d’étudier ces questions autrement que du coin de l’œil. Et – sans surprise – force est de constater que le monde s’en va vaciller toujours un peu plus.

Bref, le JDB de la semaine devait résumer ces questionnements. Quelques mots sur la situation au Brésil, quelques mots d’écologie et avant tout quelques mots d’espoir. Sauf que, après quelques mille de ces mots, je ne me sentais simplement pas à ma place, et comprenais bien que ce blog n’était pas la bonne tribune pour faire porter ces idées. D’autant plus que, plus j’écrivais, plus je prenais conscience que je ne maîtrisais pas parfaitement certaines d’entre elles, et voulant éviter de tomber dans les biais éthiques de nos chers journalistes, j’ai préféré ne rien publier, plutôt que de mal dire et d’induire en erreur.

Alors aujourd’hui, et pour ceux que ça intéresse, je me contenterai de vous partager deux liens que j’estime importants. L’un étant une conférence du physicien Aurélien Barreau – que j’ai eu la chance de rencontrer ici à Grenoble – sur l’urgence écologique ; et l’autre un manifeste étudiant pour un réveil écologique, que je vous invite d’ores et déjà à signer si les informations partagées vous semblent pertinantes. Tout du moins j’ose croire que celles-ci pourront bousculer les opinions encore balbutiantes de certain dans leur prise de conscience de l’importance de la situation, et de la nécessité de s’en préoccuper, sinon d’agir.

#Ressources

Vous le savez, les maths, je les ai beaucoup travaillées en autodidacte avant de reprendre les cours ici à l’université. Comment m’y suis-je pris me demandent certains de mes camarades ? Il faut dire que je dois beaucoup remercier l’internet, car c’est grâce à lui que j’ai eu accès à d’innombrables ressources toutes aussi passionnantes les unes que les autres – souvent infiniment plus inspirantes que les quelques heures de cours que je me dois désormais de suivre. Ce sont elles qui ont grandement participé à mon puissant regain d’intérêt pour la matière, et comme j’estime qu’elles ne peuvent qu’être utiles à bon nombre d’entre vous, je souhaitais aujourd’hui vous les partager.

Evidemment, le sujet se cantonnera ici aux matières scientifiques – pire encore, presque exclusivement aux mathématiques – car ce sont sur elles que j’ai fondé mes études. Tout le monde n’y trouvera pas son compte. Toutefois, si quelques autodidactes en d’autres matières se retrouvent à passer par là – littérature, histoire, philosophie, art, économie, archéologie, biologie, ébénisterie ? … je suis impatient de connaître les ressources sur lesquelles vous vous êtes basées, et notamment celles qui ont pu allumer en vous la flamme de la passion. Vidéos, sites internet, bouquins, peu importe le support, toutes peuvent avoir leur intérêt. Rendez-vous en commentaires pour cela, et dans le cas où vous souhaiteriez partager celles-ci en un billet plus complet, n’hésitez pas à me contacter !

#Collège/lycée

Commençons donc par … le commencement. Les notions vues au collège/lycée. Celles-ci ont ça de bon qu’elles pourront intéresser tous ceux qui doivent toucher de près ou de loin les mathématiques. Au risque de me répéter, les connaissances en mathématiques doivent être considérées comme un arbre, ou bien une maison, en ce sens qu’on ne commence pas par construire le toit avant les fondations. Pourtant le problème est bien là. Trop d’étudiants se retrouvent contraints aujourd’hui de construire un toit d’une complexité faramineuse sur des fondations d’argile. Impossible.

Passons outre les raisons qui ont fait ces mauvaises fondations, et concentrons-nous sur leur reconstruction. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. N’espérez pas continuer trop longtemps sur cette lancée suicidaire, en effet, un jour viendra où l’édifice s’effondrera. Notez que cela rejoint ce dont je parle dans le #JDB2.

Les ressources donc. D’abord Clipédia. Une chaine Youtube belge d’une qualité pédagogique sans pareil ! Si l’on y parle de physique, de chimie, et même un peu de biologie, ce sont, sans surprise, les mathématiques qui ont le plus attiré mon intérêt. L’accent est mis sur la compréhension fondamentale des théories, plutôt que sur leur application aveugle – qui vient malheureusement ternir l’enseignement scientifique au lycée. Le professeur à l’écran part de vérités accessibles à tous pour, petit à petit, construire les théorèmes et idées mathématiques, plutôt que de commencer par les exposer directement, pour ensuite plonger tête baissée dans les exercices. En bref, de quoi s’assurer de solides fondations.

La méthode utilisée est celle très prometteuse de la classe inversée. L’étudiant découvre par lui-même, et à son rythme, les notions théoriques habituellement dispensées en cours devant une classe hébétée par cette manière de faire aujourd’hui aberrante. Et seulement après viennent les séances en classe qui pourront ainsi être consacrées à la mise en pratique de notions déjà bien digérées.

Seulement, ou bien nous sommes autodidactes, et ne pouvons pas nous baser sur de telles classes, ou bien étudiants, et soumis à un système scolaire en retard de quelques demi-siècles. En bref, ces séances de mise en pratique, il va falloir les assurer par nous-même.

À cette fin, et toujours dans le cadre des notions vues au collège et lycée, voici deux ressources indispensables. D’abord un serveur d’exercices qui a le mérite d’être incroyablement complet et bien structuré. La très grande majorité des exercices sont corrigés, vous permettant d’autoévaluer vos acquis et compétences et, de temps en temps, vous sortir de situations délicates. Croyez que j’en ai usé et abusé pendant un temps !

Ensuite, pour ce qui est de la première et terminale scientifique, la chaîne Youtube de J’ai Compris Math, et ses innombrables playlists couvrant magistralement toutes les parties des programmes. Au-delà des nombreux rappels de cours, l’intérêt réside avant tout dans les exercices corrigés en vidéo, avec ainsi tous les conseils méthodologiques et pratiques nécessaires à la bonne mise en pratique des connaissances théoriques. Un grand merci – et bravo – à Stéphane et Nicolas pour leur boulot monstre et l’aide précieuse qu’ils livrent ainsi aux étudiants de toute la francophonie.

Trois ressources donc, qui, combinées, sont à la base d’une telle efficacité dans l’apprentissage, qu’elles suffisent à regarder d’un œil sceptique le fonctionnement du système éducatif actuel.

#Intermédiaire

3Blue1Brown. Un bijou de vulgarisation mathématique ! Comment ne pas tomber sous le charme de la beauté de l’élégance des raisonnements mathématiques lorsqu’ils sont enfin rendus accessibles par une représentation imagée d’une telle qualité que celle que nous propose Grant Sanderson ! La passion fait partie intégrante du processus d’apprentissage. Pour qu’elle ne se tarisse pas, on se doit de la nourrir régulièrement. Et quelle nourriture que ces quelques vidéos !

Si seulement l’intérêt s’arrêtait là. Il n’en est rien, car au-delà de la volonté de vulgarisation, le format du contenu proposé permet au mathématicien en herbe de s’affranchir de la difficile perception des notions abstraites, en se forgeant une intuition visuelle de celles-ci. Et c’est ainsi que l’on fournit les matériaux indispensables à de solides fondations, avec comme espoir la construction d’un édifice resplendissant. À force d’être soumis à ce type de contenu, l’esprit prend conscience qu’il dépend de lui de donner une réalité tangible aux concepts mathématiques, et petit à petit, s’habitue à le faire, consolidant par la même occasion ses connaissances et permettant d’en construire sereinement de nouvelles par-dessus.

Deux playlists pour commencer : « Essence of calculus » qui, pour les notions de dérivées, est à mon sens pertinente dès la première ; puis « Essence of linear algebra », qui intéressera sans doute les étudiants de terminale en option mathématiques. Bien évidemment, ces deux playlists prennent tout leur sens dans le cadre des études supérieures.

#Etudes supérieures

Remarquez que je ne me disperse pas dans les ressources. L’idée est de mettre la main sur les plus complètes qui, composées, optimisent la qualité et le temps liés à l’apprentissage. Pas de perte de temps inutile à fouiller dans les entrailles du web pour trouver un corrigé inexistant. On se crée un système et on s’y tient. Pour le supérieur, l’idée reste la même.

Malheureusement, des ressources d’une complétude et pédagogie semblable à Clipédia ou J’ai Compris Math ne semblent pas exister dans le format vidéo qui se prête tant à la transmission du savoir. Qu’à cela ne tienne, allons les chercher ailleurs. C’est ainsi que j’ai fini par dénicher d’excellents bouquins, sur lesquels je base aujourd’hui mon apprentissage. 

Pour les maths. Les deux tomes AnalyseetAlgèbre MPSI des éditions DeBoeck Supérieur.

Loin d’être d’austères recueils de formules, le cours est construit de telle sorte à encourager la représentation visuelle des concepts mathématiques dont nous parlions plus haut ; et pour ce genre d’ouvrage, on peut saluer l’exercice ! Quelques notes biographiques de célèbres mathématiciens viennent parsemer la lecture, ainsi que de longues introductions en début de chapitre consacrées à l’explication de l’émergence des théories en question, une touche culturelle que l’on retrouve rarement lorsqu’il s’agit des programmes de classes préparatoires, souvent plus orientés performance purement technique que curiosité intellectuelle. En somme, deux magnifiques ouvrages, efficaces et bien construits, pour lesquels le seul défaut réside dans les exercices corrigés qui s’attaquent immédiatement à un niveau déjà fort avancé.

Ainsi, avant de me plonger dans leurs résolutions, je base mes premières mises en application sur la banque d’exercices proposés par Math France, ainsi que celles que me fournit l’université. 

Pour la physique. Les trois tomes Mécanique / Électricité et Magnétisme / Onde, Optique et Physique Moderne, de Harris Benson évoqués dans le #JDB8.

Ici, cours, méthodes, exemples et exercices corrigés sont réunis en un combo gagnant qu’aucun ouvrage du même type ne peut égaler. On se laisserait presque porter par la superbe organisation et complétude des notions abordées – sans oublier tous ces détours de culture scientifique qui me sont si chers. Réservons toutefois un billet plus complet afin de discuter plus longuement de ces quelques ouvrages remarquables, ils en valent bien la peine ! 

Voilà donc dans les grandes lignes l’ensemble des ressources qui m’ont été utiles ces derniers temps. Si les avoir réunies ici peut économiser quelques longues heures de recherche à ceux qui jusqu’alors ne savaient que trop peu par où commencer, alors le contrat est rempli. 

Avant de m’en retourner à mes quelques occupations mathématiques, laissez-moi tout de même souligner un dernier point. Disposer de bonnes ressources est une chose. Savoir les utiliser, et en extraire tous les bénéfices en est une autre. Il ne s’agit pas de les visionner, ou de les lire passivement pour espérer que le génie qui sommeille en vous se réveille. Cela demande du travail. Beaucoup de travail, actif, méthodique et durable. De la passion. De l’envie. De la curiosité. J’en fais mon objectif que de vous transmettre toutes ces valeurs à travers ce blog. Alors puisse-t-il vous aider à vous réaliser 🙂

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JDB #Semaine 8 : Semaine de partiels

#Lundi

Petite réaction à chaud après les maths. Qu’est-ce que ça fait plaisir de bien réussir une épreuve ! Plaisir à deux niveaux. D’abord la satisfaction d’avoir su y mettre la vigueur d’esprit nécessaire. Indispensable pour faire des maths. Dans ces domaines, la passivité ne fonctionne pas. Et croyez-moi, voir le bien que cette vivacité nous apporte suffit à prendre goût à cet effort de l’esprit. Ça faisait un sacré moment que je ne me m’étais pas assis à une table d’examen, et il faut dire que, contre toute attente, j’y ai pris du plaisir. Du plaisir à faire des maths. Du plaisir à réfléchir, même sous la pression.

Voilà qui met au jour une vérité dont vous devez tous abuser. La réussite nourrit l’état d’esprit de la réussite – et par définition, la réussite. Soyez bon dans un domaine qui vous passionne, travaillez parce que vous aimez cela, donnez tout ce que vous avez lorsqu’il s’agit de prouver votre valeur, et inscrivez-vous ainsi dans un cercle vertueux qui ne pourra que vous faire tendre vers de nouveaux sommets. Se savoir capable de réussir est une faculté qui s’entraine et se forge dans ces moment-là.

Pourtant je n’ai pas tout réussi. Une perte de temps stupide sur une question m’a empêché de terminer. Une meilleure préparation en cours de semestre aurait été nécessaire. Mais peu importe. Je suis fier de ce que j’ai fait, et j’en tire tous les bénéfices.

À ceux qui pensent que j’ai passé mes derniers jours cloîtré à réviser, détrompez-vous. C’est loin d’être le cas. Simplement, les méthodes de travail que je teste depuis le début de l’année ont l’air de bien fonctionner, et me permettent de ne passer que quelques heures stratégiques dans les révisions. C’est là le deuxième niveau dont je vous parlais. Le plaisir de voir que le travail porte ses fruits. Ces méthodes auront besoin de quelques ajustements, nous le verrons. Mais dans l’ensemble j’en suis plutôt satisfait. J’aurai l’occasion de longuement les développer sur ce blog. So stay tuned !

#Mercredi

Mercredi soir. L’occasion de revenir sur les épreuves de physique qui ont eu lieu hier et lundi. Électricité et mécanique. J’aurai pu mieux faire. Mes prestations autant que le format des épreuves me déçoivent. Rien de bien grave, rassurez-vous. Seulement de quoi écrire quelques lignes.

Bien que mon intérêt soit porté avant tout sur les maths, je reste très ouvert à d’autres domaines de connaissances. Et comme je suis notablement curieux face à la marche du monde, la physique est l’un d’eux. Pour ce qui est de mes ambitions actuelles, trois ressources suffisent amplement, les trois tomes Mécanique/Électricité et Magnétisme/Onde, Optique et Physique Moderne, de Harris Benson.

De superbes ouvrages sur lesquels j’avais commencé à travailler cet été, avant que la rentrée y mette son coup de frein. Peut-être est-ce personnel, mais j’ai trop l’impression que la physique que nous pratiquons ici ne fait pas honneur à ce pour quoi elle existe. À ce pour quoi la science existe. Savoir répondre du tac au tac à un exercice bien particulier… c’est très réducteur.

J’aimerais passer du temps dans les bouquins. Approfondir l’histoire des découvertes. M’imprégner de la pensée des grands hommes qui ont fait les sciences. Créer des liens entre différents domaines de connaissances. Mais non. Il faut aller vite. S’enliser dans un système non optimal. Se restreindre à mal étudier, avec pour objectif l’examen. Un QCM. Ne nous apprend-t-on pas que le résultat n’est que partie de la démarche scientifique ? Un QCM …

Ah que j’ai du mal avec les normes ! Peut-être ne devrais-je pas trop en parler ici. Et pourquoi pas. Je n’ai pas dit mon dernier mot. Si du temps il me faut, du temps j’obtiendrai.

Et ce matin, une deuxième épreuve de mathématiques – assez peu challengeante. Il en faut bien de temps en temps. Alors pas grand-chose à dire dessus. Reste donc vendredi et l’informatique.

#Vendredi

Epreuve réussie. Et pourtant je ne partais pas tout à fait confiant. Je savais que certains points n’étaient pas maîtrisés ; et ne le sont toujours pas. Aurait-elle été un peu plus pointue que je n’en serais pas ressorti si satisfait.

Cela montre bien par ailleurs la non nécessité de ce genre d’évaluation pour se situer dans ses connaissances. L’épreuve a beau être réussie, celle-ci ne reflète pas le niveau de maîtrise que je m’impose. Niveau de maîtrise que je connais assez bien – peu importe la matière. J’ai su le développer et le testertout au long de cette première période. Les révisions n’ont pour seul but que de se remettre en mémoire les processus déjà acquis par l’apprentissage définitif​. Ma tâche à l’avenir sera d’améliorer mes méthodes de travail afin que ces acquis définitifs soient toujours plus solides et nombreux – et ce malgré les limites du système dans lequel j’évolue.

#Dimanche

Alors outre ces limites, quels sont donc, rapidement, les quelques points concernés par ces améliorations nécessaires ?

Dans les grandes lignes, et dans l’optique (malheureuse ?)de la performance aux examens, je me suis rendu compte qu’il est presque indispensable de s’être renseigné sur la forme et le fond de ces derniers fort en avance. C’est-à-dire qu’avant même de commencer le semestre ou la période, l’idéal voudrait que nous passions quelques heures à examiner le contenu des cours à venir, et surtout, des annales des examens des années précédentes. Quand bien même vous pensez maîtriser votre cours, n’attendez pas les quelques jours précédant vos partiels pour découvrir de quelle manière vos professeurs vous testerons.

Ainsi, assez inconsciemment, votre manière de travailler s’orientera en fonction de ces annales, vous rendant, par la même occasion, plus prompt à les réussir. C’est peu de temps à consacrer en considération de la bien meilleure préparation résultante.

Autre constat fait pendant cette période de partiels : mon système de prise de notes et de gestion des cours se doit d’être amélioré pour inclure la création de ce qu’on pourrait appeler des « guides de révisions ». Et je n’ai pas dit « fiches de révisions ». Je ne crois pas en leur efficacité. Nous aurons l’occasion d’en parler plus tard.

En effet, je ne peux pas dire que mes révisions furent très efficaces, faute de supports concis et précis sur lesquels j’aurai pu les baser, dans le but de ne pas me disperser, tourner en rond et perdre du temps dans trop de documents accumulés au fil du semestre.

Il faut un système qui me permette d’aller droit au but. D’identifier rapidement, pendant les révisions, les notions qui me posent soucis, sans perdre de temps sur les acquis. Autre contrainte : ce système se doit d’être facile à mettre en place, et ne pas nécessiter trop de temps supplémentaire en cours de semestre. Je vais donc travailler un peu là-dessus, et vous en dirai des nouvelles lorsque celui-ci sera au point.

Dernière chose, l’apprentissage définitif repose en grande partie sur la vivacité et l’activité de l’esprit. Vouloir travailler et apprendre passivement est illusoire. Cette capacité s’entraine et se renforce, par le travail et les moments de récompenses, comme nous avons pu le voir au début de ce billet. Alors bien que ce ne soit pas toujours facile, je pense que j’ai, là encore, une petite marge de manœuvre, et qu’à l’avenir, je vais pouvoir utiliser à meilleur escient des techniques comme celle de Feynman. Celle-ci tirant partie du fait que nous ne comprenons vraiment que ce que nous savons expliquer clairement. Encore une fois, nous discuterons de ces techniques bien plus en détails prochainement.

Voilà donc les quelques idées qui me sont venues à l’esprit suite à cette semaine de partiels. Il y en aurait d’autres, mais comme la plupart dérivent de ce que j’ai déjà présenté, je pense avoir été assez complet.

Désormais, quelques jours de vacances. Bien nécessaire pour relâcher un tant soit peu la pression. Alors à ceux qui ont cette chance, profitez-en ! Ne laissez pas les cours vous encombrer l’esprit. Et lorsque celui-ci sera bien reposé, réattaquons cette nouvelle période avec l’enthousiasme que tout étudiant se doit d’avoir !

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JDB #Semaine 7 : Je n’arrive plus à réfléchir … que faire ?

#Je n’arrive plus à réfléchir ! …

Ah ces moments où le cerveau nous dit non ! Où matière grise et brouillard ne font plus qu’un ! Ces moments où nous n’arrivons plus à construire de réflexion complexe et cognitivement exigeante. Nous y sommes tous confrontés. Quels que soient nos niveaux de performance en cours ou ailleurs. Se concentrer, réfléchir et produire un travail de qualité devient alors une torture de l’esprit. Les distractions refont surface, plus attractives que jamais.

Vous connaissez tout ça. On a là une réaction normale de l’organisme à une phase plus ou moins longue d’intense concentration.

Le tout est de savoir comment y faire face. Et les réactions peuvent être variées. Beaucoup baisseront les bras. Se diront que la tâche n’est pas pour eux. Trop difficile. Pas assez bon. Laisser les pensées négatives refaire surface n’est pas une solution. Pas mieux que d’en profiter pour se vautrer devant une série Netfix, sonder les méandres de vos réseaux sociaux, se faire des pâtes à trois heures ou dormir tout un après-midi. Ces réactions ne seront qu’un tourbillon infernal vers un état toujours plus nuisible. L’inactivité entraine l’inactivité. Et lorsqu’elle n’est pas souhaitée, culpabilité s’en suit.

« Le fer se rouille, faute de s’en servir, l’eau stagnante perd de sa pureté et se glace par le froid. De même, l’inaction sape la vigueur de l’esprit. »

Léonard de Vinci

#… Que faire ?

La première étape consiste assez simplement à accepter l’état dans lequel vous vous trouvez. Comprenez qu’il est naturel de ne pas toujours être au top de sa forme. Etudier – lorsque cela est fait dans les règles de l’art – n’est pas toujours chose facile. L’activité est exigeante pour l’esprit. Vouloir maintenir un haut niveau de concentration sur de trop longues périodes est illusoire. C’est d’ailleurs pourquoi l’étudiant avisé sait qu’il est important de sortir régulièrement, de communiquer, de faire du sport, de bien manger et de varier ses activités pour bien s’aérer l’esprit.

Avant de l’accepter, il faut évidemment savoir l’identifier – être capable de reconnaître cet état de léthargie lorsqu’il vous frappe. Je vous fais confiance sur ce point – mais gardez à l’esprit que la tâche n’est pas toujours aussi évidente qu’elle n’y paraît ! Un peu de fatigue et de faiblesse et il est facile de céder aux tentations sans y prêter attention.

Maintenant : l’action. Réfléchissons. Quelles activités sont rendue difficiles par cet état de faible énergie ? Tout ce qui demande une activité cérébrale importante, une intense réflexion active, pour arriver à nos fins. L’apprentissage, les maths, les sciences, la programmation dans certains cas. La résolution de problèmes en général. L’écriture, la rédaction, l’invention, la créativité. En somme, une bonne partie des exigences de nos journées à l’université.

Mais cela ne nous prive pas de plancher sur d’autres activités cognitivement moins demandantes ! Et c’est bien là toute l’idée. Vous êtes maintenant conscient de votre état, alors pourquoi s’obstiner à poursuivre ce qui grignote petit à petit toujours plus de votre énergie ? Si celle-ci est au plus bas, vouloir recharger les batteries n’est-il pas l’alternative évidente ?

N’attendez pas que votre jauge de volonté soit tombée à zéro. Sortez faire du sport. Un basket entre amis. Quelques kilomètres de courses à pied. N’importe quoi qui puisse vous stimuler physiquement. Si vous en avez le temps, partez randonner. Le contact avec la nature est primordial – et on en manque cruellement sur nos campus. Alors sautez dans le prochain bus et partez vous aérez l’esprit. La simple vision de ce que vous auriez fait en restant chez vous vous rendra fier !

Le sport est une bonne solution, mais il en existe plein d’autres. Ne vous laissez pas abattre par votre incapacité apparente. Faites appel à votre imagination. Cuisinez, dessinez, appelez un bon ami, sortez lire dans un parc, enfourchez votre vélo et partez à la découverte de votre ville … L’idée est de couper court à votre état léthargique en vous lançant dans une activité valorisante que ce dernier n’interdit pas. Rien de mieux pour maintenir un bon niveau de confiance en soi même dans les moments difficiles.

Et si après tout cela le problème persiste, attendez encore un peu avant d’abandonner. Réservez ces moments-là aux petites tâches habituellement chronophages. Celles-ci sont rarement exigeantes pour l’esprit. Alors profitez-en ! Allez faire vos courses, passez l’aspirateur, organisez vos cours, retournez vos livres à la bibliothèque, postez vos lettres en attente, etc. Restez productif en toute occasion. Même lorsque cela ne semble pas possible.

Malheureusement, trop d’idées fausses entachent l’enseignement des méthodes de productivité. Gardez à l’esprit que l’enjeu n’est pas tellement de réaliser à tout prix un travail en un minimum de temps, mais plutôt de maintenir la production d’un travail de qualité sur une longue période.

Il est des moments où réfléchir s’avérera compliqué. Ayez les bons réflexes. Et devant cette multitude d’activités alternatives, réfléchissez à deux fois avant de gaspiller votre temps pour quelques instants de difficultés !

Et une petite pensée pour tous ceux qui attaquent une semaine de partielles ! Donnez tout ce que vous avez ! Les vacances ne sont pas loin ! Bonne chance à tous.

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