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Oignon Fugace

JDB #Semaine 4 : Tour de pédales pour moins de stress

Nouvelle semaine. Les contrôles commencent à tomber. Pas de souci. C’est là que je vois que les méthodes fonctionnent vraiment. Notes maximales au compteur.

Mon objectif inavoué est de majorer la promo. Honnêtement je n’ai aucune idée si cela est possible. Le but premier est de prendre du plaisir dans ce que je fais, de ne jamais céder à la pression. Esprit libertaire. Je travaille parce que j’en ai envie. Pas parce qu’on me le demande. Faites de même et vos études vous paraîtront mille fois plus abordables.

Jamais je n’ai passé aussi bonne nuit que celle qui vient de s’écouler. Escalade hier soir de 18 à 21h. Douche, repas, petit ménage histoire de tenir propre la coloc, échange de messages. Couché 22h30. Focus pour ne pas sombrer dans d’innombrables pensées insomniaques. Réveil sans réveil à 6h15. Apaisé. Qu’est-ce que c’est bon de se lever sans pression ! Et pourtant une grosse journée de travail m’attend.

Ce genre de réveil anti-stress n’est possible qu’à condition de respecter un bon rythme de sommeil régulier. Nous avons tous besoin de plus ou moins huit heures de sommeil par nuit. Commençons par les respecter.

Autre point d’honneur : ne vous levez pas pour aller en cours ! Il n’y a pas meilleure manière de mal commencer la journée. Levez-vous plus tôt. Faites un peu de sport, de lecture, d’écriture, de dessin, de musique, quelque chose qui éveille votre curiosité et votre créativité. Préparez-vous un bon petit déjeuner. Un bol de Miel Pops ne suffit pas. Remplissez-vous de bonnes énergies pour la journée à venir. Trop l’oublient, vie équilibrée et réussite sont intimement liées. Et n’en déplaise aux fêtards, allier vie sociale et équilibre ne pose aucun souci. À condition s’y prendre intelligemment.

En somme, la vie étudiante est souvent surchargée et peut ainsi devenir le siège d’un stress intense. Mal s’y prendre conduit inévitablement à un cercle vicieux. Le stress entraîne des difficultés à travailler et à s’épanouir. Les mauvais résultats tombent et le stress s’accroît. Etc. Votre but est de le minimiser autant que possible.

Cela commence par le maintien d’un bon équilibre de vie, comme on vient de le voir. Mais aussi par tout un tas d’autres petites astuces qui, mises bout à bout, contribuent grandement à cette vie estudiantine épanouie.

L’une d’entre elles concerne votre moyen de transport principal.

#Déplacez-vous en vélo !

Honnêtement, trop nombreux sont mes collègues qui perdent leur temps et leur énergie dans les transports en commun ! On pourrait en faire un livre. Comment mal commencer la journée ? Commencez par insulter votre réveil. Levez-vous 20 minutes en retard. Prenez votre petit déjeuner à la hâte. Piochez dans le tas d’habits qui jonche le sol de votre chambre. Courrez jusqu’à l’arrêt de tram. Loupez le tram. Stressez en attendant le prochain. Bousculez-vous pour entrer. Arrivez en retard en cours. Ratez votre interro.

Sans rire, vous avez ici le quotidien matinal d’un gros pourcentage d’étudiants. Et si c’est le vôtre, culpabilisez, c’est fait pour – mais à condition de choisir le changement pour demain matin.

Comprenez que commencer la journée dans ces conditions n’est pas idéal. Au risque de me répéter, vous devez être présent à 100% pendant vos cours. Actif, proactif et réactif. Pas de perte de temps. Impossible si vous arrivez stressé, en sueur et sans même savoir de quoi vous allez parler.

Quelles solutions ? Il y en plein. Celle dont je vous parle aujourd’hui est le vélo. Déplacez-vous en vélo !Pourquoi ? En préparant ce billet, j’ai tenté d’y trouver des inconvénients. Sans succès. Alors pourquoi ? Pour toutes les raisons. Pour la santé ; pour l’environnement ; pour la rapidité ; pour la liberté ; pour éviter le stress de la circulation, des transports en commun ; pour ne pas se soucier de ses déplacements ; pour la convivialité ; parce que c’est bon marché ; pour la découverte ; etc.

Rien que des avantages. Ne plus devoir se soucier des horaires des transports en commun est une délivrance. Vos horaires sont ceux que vous vous fixez. Vous connaissez d’avance vos temps de trajets. Pas de retard possible. Même toujours un peu d’avance. Et qu’est-ce que c’est agréable de sentir ce bon air matinal qui vous met en jambe pour la journée !

Attention, passage important. Votre réussite sera déterminée par votre capacité à sauter d’une session de travail intense à une autre rapidement et efficacement. J’aurais le temps d’y revenir. C’est un point central des principes de la réussite académique. Pour le moment, retenez simplement que la journée est faite pour travailler, les soirées pour se relaxer ou sociabiliser. Votre but en tant qu’étudiant, c’est d’être à fond, quoi que vous fassiez. Si vous vous reposez, faites-le pleinement, et ne laissez pas le stress du travail vous envahir. Si vous êtes en soirée, tirez tous les bénéfices liés à ce genre d’évènement. Et si vous travaillez, faite-le intensément, méthodiquement et sans distractions.

Sous cette perspective, une fois encore, le vélo est roi. Le temps passé dans vos déplacements est négligeable, mais permet toutefois une pause parfaite entre deux sessions de travail intense. A midi, vous pouvez rapidement rentrer chez vous, manger votre plat préparé la veille et vous mettre au travail sans plus tarder. Entre les cours, si vos déplacements entre les différents bâtiments du campus sont conséquents, les faire en vélo ne posent plus aucun souci. Si vous avez un trou dans votre journée, la BU, ou autres salle de classes ouvertes pour travailler sont à portée de pédales. 

En bref. Votre but est de minimiser autant que possible ce qui semble être une perte de temps dans la journée. Les déplacements en font partie. Déplacez-vous en vélo.

Je me rends compte que j’ai soulevé ici une question importante. Disons, comment bien gérer votre temps ? La gestion du temps. Une question tellement large que je ne vois pas comment je vais pouvoir y répondre d’une manière structurée. Certainement qu’il y aura à l’avenir plein de petits billets dans ce style apportant des éléments de réponse. Mais un gros billet bien complet sera nécessaire pour que vous puissiez y voir plus clair. À voir. Dites-moi ce que vous en pensez en commentaires. Ai-je été assez clair ici, ou pensez-vous manquer d’éléments pour bien comprendre mon propos ?

En tout cas, deux choses à retenir aujourd’hui. L’équilibre comme source d’énergie, d’enthousiasme, de confiance en soi et de réussite. Personne ne peut se vanter d’avoir atteint un équilibre parfait. C’est une construction de tous les jours. D’ailleurs, beaucoup se vantent du contraire, croyant que vie équilibrée rime avec monotonie – ce qui est bien évidemment faux. Si vous estimez que certains de vos comportements sont néfastes, n’essayez pas de tous les modifier d’un coup. Vous n’y arriverez pas et votre motivation en pâtira. Au contraire, allez-y doucement, étape par étape, jusqu’à ce que, petit à petit, vous atteignez une vie étudiante épanouie.

Une première bonne étape, vous l’aurez compris, c’est de se mettre au vélo ! Et avant que certain ne commente, en effet, ce n’est pas possible pour tout le monde. Ceux qui habitent à vingt kilomètres du campus ont mieux fait de prendre le train, le bus, un covoiturage régulier ou toute autre solution avantageuse dans leur situation. Juste du bon sens.

Bonne semaine à tous !  

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Chronique #1 – Elon Musk : Tesla, PayPal, SpaceX : l’entrepreneur qui va changer le monde, par Ashlee Vance

On a attendu longtemps avant de la voir décoller… cette fusée. Etant intéressé de près par tout ce qui a trait à l’aérospatial, le lancement de la Falcon Heavy, qui a eu lieu en février dernier, était un évènement que j’attendais de longue date ! Depuis 2013, pour tout vous dire. Mais enfin il a eu lieu. Et quel lancé spectaculaire !

Si je commence ce billet par ces quelques mots, ce n’est pas tant pour vous transmettre mon enthousiasme à propos de ce nouvel exploit de SpaceX, mais pour vous parler de l’homme à qui l’on doit tout ça : Elon Musk, bien évidemment, dont j’ai terminé la biographie il y a peu. Une bonne occasion de commencer une série de chroniques sur mes lectures (plus d’infos ici). Si je peux vous donner l’envie de partager certaines d’entre elles, j’en serais le premier heureux. Beaucoup d’idées et de vocations peuvent naître de bonnes lecture, la biographie d’Elon Musk ne fait pas exception.

Ce personnage à qui l’on doit Paypal, Tesla, SolarCity, Hyperloop, SpaceX et quelques autres entreprises encore, vous n’en serez pas étonné, me fascine au plus haut point. S’il n’est pas à l’origine même de toutes ces entreprises, il n’en est pas moins un acteur incontournable. Ashlee Vance nous l’illustre merveilleusement bien tout au long de sa biographie. Il y a beaucoup à dire sur Elon Musk et trouver par où commencer n’est pas chose facile.

#Un peu d’histoire

Je pense qu’un petit rappel historique des événements s’impose. Ashlee Vance nous propose, le temps de quelques pages, de découvrir la vie des grands-parents et arrières grands-parents maternels de Musk. Ce passage a retenu mon attention plus que tout autre, mon âme d’aventurier ne doit pas être innocente, et c’est pourquoi j’aimerais vous en parler plus en profondeur. Toute personne à ses racines. Si vous ne les comprenez pas, vous ne comprenez pas la personne.

Il y a peu je lisais Le Hobbit de J.R.R. Tolkien. Vous savez, ces petits personnages si paisibles qu’aucune aventure ne pourrait venir les déloger de leur Comté, ce bout de terre où rien d’extraordinaire ne se passe jamais. Seulement voilà, tous les descendants aux racines Took, une famille Hobbit bien réputée, semblent prédisposés à briser les règles. Et de temps en temps, l’un d’entre eux disparait pour partir à l’aventure dans le vaste monde.

C’est amusant de voir à quel point Musk semble tirer ses racines dans celles des Took. Remontons à son grand-père, et nous aurions l’impression d’avoir affaire à Bilbo et Frodo Baggins. A quelques différences près.

Ce fameux grand-père se nomme Joshua Norman Haldeman. Originaire des Etats-Unis, il commence sa vie par une activité prolifique de fermier dans la province Canadienne du Saskatchewan. Mais quelques temps après avoir accusé de lourdes pertes des suites de la grande Dépression, il décide de tout quitter et de partir vivre en Afrique du Sud avec sa famille. Sa vie était très mouvementée avant ce départ. C’est là une première différence avec nos Hobbits. Son activité de fermier l’occupait la plupart de son temps, ainsi que quelques engagements politiques, et d’autres auprès de la communauté de chiropracteurs. Mais ce radical changement marquera le début d’aventures encore plus folles.

Quelques temps avant de partir, Joshua et sa femme Wyn deviennent propriétaires d’un petit avion à l’aide duquel ils font quelques excursions en Amérique du Nord, puis survolent l’Afrique du Sud en quête de l’endroit parfait où s’installer. Pretoria fini par les convaincre. L’aventure, la vraie, pouvait commencer.

Dès 1952, il entreprend avec sa femme un voyage de plus de 35 000 kilomètres avec comme seul moyen de transport leur avion, un petit monomoteur Bellanca rouge rubis ; l’idée étant de relier l’Afrique du Sud à la Norvège. De nos jours cela pourrait sembler bien commode. Mais à l’époque, considéré leur embarcation et leur système de navigation, ce voyage relevait certainement plus de l’exploit. Exploit qu’ils réitèrent deux ans plus tard, cette fois ci en cherchant à rejoindre l’Australie, tout en passant par la péninsule Arabique, l’Iran, l’Inde, la Malaisie, puis la mer de Timor, totalisant près de 50 000 kilomètres.

« Dans quelques temps ça sera mon tour. » ; telle était ma réaction à la lecture de ces lignes.

Ce train de vie peu ordinaire ne s’est pas tari des suites de ces deux voyages. Avec leurs enfants, ils firent plus d’une dizaine d’excursions en Afrique du Sud, à la recherche de la Cité perdue du Kalahari. Cité que certains explorateurs se sont entêtés à chercher depuis 1885, après que le canadien Guillermo Farini ait affirmé avoir trouvé les vestiges d’une ancienne civilisation dans ce désert. Ces excursions furent source d’innombrables expériences enrichissantes et sensationnelles. De celles qui forgent un caractère, surtout celui des enfants. Des pannes en plein désert, des campements en territoire occupé par les hyènes, les léopards, les lions. Mais peut-être même avant tout, d’une vie de famille riche en aventures partagées, de liens forts et profonds, et d’une éducation on ne peut plus respectable de leurs enfants, et de leurs aspirations face à un environnement en perpétuelle évolution et aux défis toujours nouveaux qui leurs font face. La photo ci-dessous en dit long sur cette éducation !

Bien qu’ils n’aient jamais mis la main sur leur convoitise, toutes ces excursions ont petit à petit assuré aux Haldeman une certaine renommée, au moins en Afrique du Sud. Mais le plus intéressant est certainement l’héritage qu’ils ont laissé à leurs enfants, et par la suite, à leurs petits enfants, dont Elon Musk fait partie. Je ne parle pas d’argent, mais d’état d’esprit. Cet état d’esprit d’aventure, de décisions et d’engagement. Cet état d’esprit qui pousse à contrer ses peurs, qui apprend à gérer le doute, à aller vers l’inconnu et à accepter les risques inhérents à toute entreprise.

Toutes ces qualités sont celles d’un grand entrepreneur. Et de grands entrepreneurs, il n’en a pas manqué dans la descendance des Haldeman.

#L’adversité

Joshua Haldeman reste un modèle et une grande inspiration pour Musk. A l’image de son grand-père, lui non plus n’a pas grandi dans la simplicité. L’adversité était différente, non volontaire, mais bien présente. Dès son plus jeune âge il est victime de harcèlements violents par ses camarades de classe. Sa nature plutôt excentrique devait y jouer un rôle prépondérant. Il a du mal à se faire des amis. Il vit jeune la séparation de ses parents, Maye et Errol Musk. Il choisit de vivre avec son père, un prospère ingénieur, mais la vie chez lui n’est semble-t-il pas de tout repos. Les raisons sont assez floues, mais Musk décrit cette période comme sombre et difficile, malgré les apparences.

De sa naissance en 1971 à son départ pour le Canada pour ses 17 ans, l’enfance d’Elon Musk est marquée par l’apartheid, période obscure par excellence. Il est peu utile de développer. Comme son frère Kimbal le dit si bien : « L’Afrique du Sud n’était pas un endroit pour les bisounours, et cela vous marquait. Nous avons assisté à quelques scènes vraiment dures. Cela a fait partie d’une éducation atypique – ce genre d’expériences délirantes qui modifient votre vision du risque. Vous ne grandissez pas en vous disant que le plus difficile est de trouver un travail. Ce n’est pas assez intéressant. »

#Confiance en soi

Petit à petit un portrait assez intéressant de Musk se dessine. Parmi les personnalités influentes de notre monde, et les grands entrepreneurs en particulier, des caractéristiques semblent converger. Prenez Steve Jobs, feu le CEO d’Apple. Un grand personnage, toutefois plongé dans l’adversité dès la naissance, car abandonné par ses parents Syriens, et adopté par une famille américaine. Les ressemblances entre la vie de Jobs et celle de Musk sont, sur quelques aspects, on ne peut plus notables. La plus flagrante à mes yeux sont leurs jeunes réalisations. Ashlee Vance nous apprend que Musk a su coder à seulement 12 ans un jeu vidéo de A à Z, du nom de Blastar. Ce qui lui valut une première place dans un concours, et la récompense de 500$. Et de plus à une époque où l’informatique était balbutiante et encore bien peu connue du grand public. Cette réalisation à ce si jeune âge, et malgré l’adversité est un vecteur surpuissant de la confiance en soi nécessaire à qui veut réaliser de grandes choses. De leur côté, Steve Jobs et Steve Wozniak réussirent la conception et la vente de leurs Blue Boxes. Pour faire simple, ces petits boitiers permettaient à leurs utilisateurs de disposer du réseau téléphonique gratuitement, en exploitant une faille technique de ce dernier. Quoiqu’il en soit, cette première réussite donnera à Steve Jobs la confiance en lui nécessaire pour aller plus loin. « Sans les Blue Box, il n’y aurait pas eu Apple, j’en suis sûr à 100%, Woz et moi avons appris à travailler ensemble et nous avons acquis la confiance que nous pouvions résoudre des problèmes techniques et même mettre quelque chose en production. »(1) partage-t-il.

Tout au long de la première moitié de la biographie, on sent bien cette confiance qu’Elon Musk a su faire germer, puis entretenir. Trop peu de gens aujourd’hui osent se lancer dans des projets personnels. Ou ne serait-ce que de simples défis. Comme cette fois où Musk et son frère, une fois au Canada, ont appelé plusieurs grandes personnalités influentes pour leur proposer d’échanger autour d’un repas. Tout le monde est capable de le faire. Ça ne demande qu’une décision, et un peu de courage. Et c’est ainsi que Musk trouva un stage d’été dans une banque, dont il sut plus tard tirer tous les enseignements pour fonder Paypal.

Les exemples attestant du développement de cette confiance sont nombreux. On peut citer les nombreuses soirées étudiantes qu’il organisa dans une grande maison qu’il loua avec son colocataire ; ou même plus tard tout au long de ses processus de création d’entreprise. On sent bien que le Musk de SpaceX n’est pas le même que celui de Zip2, sa première startup, dont la vente lui rapporta personnellement quelques 22 millions de dollars. A tout juste 28 ans. Une bonne base pour envisager la suite ! Qui sait, sans Blastar, peut-être cette suite n’aurait-elle pas eu lieu.

#Musk, autodidacte avant tout

Un dernier point commun à toute personnalité influente est l’auto-apprentissage. Que l’on parle de scientifiques, de politiques, de littéraires, d’écrivains, ou d’entrepreneurs, tous ont cette caractéristique fondamentale : ils savent apprendre par eux-mêmes ce dont ils ont besoin, et ils savent le faire efficacement. Steve Jobs abandonna son cursus au Reed College à Portland, le jugeant trop ennuyeux, pour suivre les cours qui lui plaisaient. De calligraphie notamment. Il déclare en 2005 que « Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. »

Depuis son plus jeune âge, Musk est absorbé par les livres. Il est abondamment curieux et avide de connaissances dans de nombreux domaines, notamment l’espace. Il tire de ses premières lectures d’énormes enseignements et connaissances pour la suite. Mais avant tout il gagne la certitude qu’il n’a pas besoin d’institution pour s’instruire. Et qu’il n’a aucun problème à le faire par lui-même. Au lycée en Afrique du Sud, il se contente de résultats moyens dans les matières pour lesquelles il ne porte pas d’intérêt. Il ne se fait pas remarquer pour de grandes réussites académiques. « Il doit y avoir une raison pour une note, dit-il. Je préfère jouer aux jeux vidéo, coder et lire des livres plutôt que d’obtenir une bonne note s’il n’y a pas de raison d’obtenir une bonne note. » Voilà qui résume sa manière de voir les choses. Lorsqu’il reçoit son premier ordinateur, un Commodore VIC-20, il passe trois jours intenses à se former sur son fonctionnement, à l’aide du manuel sur le langage de programmation BASIC fourni avec, contre les supposés six mois de formation.

Toutefois il profite de ce temps en Afrique du Sud pour faire germer en lui d’innombrables idées, sur l’exploration spatiale, sur les voitures électriques, ce genre de choses qui visent à rendre l’humanité meilleure. Tel est le but qu’il commence à poursuivre en puisant dans les livres toutes bribes d’informations qui le rapprochent de cet objectif.

Ce sont ces mêmes livres qui lui ont permis d’apprendre, quelques années plus tard, les techniques inhérentes au lancement de fusée, et à la mise en orbite de satellite. Connaissances dont il avait besoin pour fonder SpaceX. Aujourd’hui encore, malgré un emploi du temps surchargé, il passe autant de temps que possible à apprendre et à s’enrichir intellectuellement, peu importe la source du savoir, à partir du moment où cela est utile et efficace.

Etudier la vie des quelques personnes à l’origine des plus grandes innovations de notre monde, c’est se rendre compte que sans l’auto-apprentissage, ces innovations seraient probablement restées au stade de simples concepts. Les idées naissent dans l’esprit des hommes. Et les innovations naissent des hommes préparés à recevoir ces idées, et à les transformer en leur réalité. Bien sûr l’auto-apprentissage n’est pas le seul facteur de cette préparation. Nous en avons vu ici quelques autres. L’héritage, l’adversité, la confiance. Ce sont ceux qui me semblent les plus importants à retranscrire après avoir terminé cette biographie.

Celle-ci fut pour moi la première lecture de ce genre, et je peux vous assurer qu’elle m’a donné envie d’en lire plus sur ces grandes personnalités qui ont cet immense pouvoir de nous inspirer, d’éveiller nos sens et notre esprit, jusqu’à penser que finalement, rien n’est impossible.

Je vous laisse sur cette image de la Falcon Heavy au décollage, que je trouve autant époustouflante qu’inspirante. Cette prouesse d’ingénierie n’est pas l’œuvre d’un homme seul. Je n’oublie pas toutes ces personnes qui travaillent jour et nuit à rendre possible l’impossible, et pour qui j’éprouve un immense respect. Mais si ça n’avait pas été de l’initiative d’un seul homme, que ce soit Elon Musk ou quelqu’un d’autre, je doute fort que cette prouesse ait pu voir le jour.

Et pour ça je dis merci.

Photo Credit: Ryan Chylinski / SpaceFlight Insider

(1) Steve Jobs tells the Blue Box Story (1994) : https://www.youtube.com/watch?v=dxCNvNwl60s


Et si cette lecture vous intéresse :

Lien vers la version française de Elon Musk: Tesla, Paypal, SpaceX : l’entrepreneur qui va changer le monde sur Amazon.

Lien vers la version anglaise de Elon Musk: Tesla, SpaceX, and the Quest for a Fantastic Future sur Amazon.

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JDB #Semaine 3 : Prise de notes – comment s’y prendre ?

Une nouvelle semaine se termine. Difficile dès le début ! Une première nuit blanche à se cogner la tête contre les murs tellement mon mal de tête était intense, ainsi que quelques moustiques pour compagnie. Terrible Grenoble pour les moustiques ! Je ne me suis jamais autant fais piqué ! Et un système bucco-naso-trachétoïdale complètement décalibré tout le reste de la semaine. Le climat Grenoblois semble me donner un peu de fils à retordre. Mais on ne s’en fait pas. Il y a pire.

Plus ça va, plus je prends conscience de ce que mon année en autodidacte a pu m’apporter. Pas seulement elle d’ailleurs. Toutes les années précédentes et les enseignements que j’ai su en tirer. Les choses avancent. Vite. L’élan que j’ai su créer s’emballe enfin.

J’aimerais donner une simple intuition à ceux qui n’ont pas compris – ou n’ont pas voulu comprendre – mes démarches par le passé. Pourquoi ai-je arrêté les cours, pour finalement passer un an cloîtré chez mes parents, et finir par reprendre la fac, qui plus est dans la même filière que celle que je venais de quitter. La perplexité ambiante était palpable.

#L’investissement

Le graphe que je vous présente ici n’est tiré d’aucune étude scientifique. Seulement de mes propres intuitions, par l’expérience, et de mes observations sur les vies de personnes à haut degré d’accomplissement. Vous avez le droit de le rejeter en bloc. Mais je pense qu’il a au moins une grande valeur explicative.

En fait, il ressemble étonnamment à celui de la semaine passée, sauf que les courbes idéales sont inversées et la signification toute différente.

En noir, le chemin de vie – comment dirais-je – le plus prisé. Celui sur lequel l’école nous installe. Salaire, dépenses, promotions, plus gros salaire, plus grosses dépenses … C’est une approximation bien entendu. L’évolution linéaire n’est pas aussi propre en réalité et varie au gré des évènements personnels. Mais à l’échelle d’une vie, l’approximation reste très bonne.

En orange, l’investissement. Le creux dans la courbe correspond à la création d’un élan. Celui-ci vous permettra, par effet de levier, de dépasser très largement ceux restés sur l’évolution linéaire – ceux qui ne comprendront pas comment vous avez fait, et se plaindront de leur situation (ou pas, ne généralisons pas !). Cette période d’investissement n’est pas facile à vivre. Elle implique inconfort, choix difficiles et sacrifices. C’est pourquoi si peu de monde choisissent ce type de chemin. Mais assurément, le jeu en vaut la chandelle.

Nos courbes sont toutes très différentes. Nous n’avons pas le pouvoir de modifier ce à quoi elles ont ressemblé par le passé. Par contre, l’avenir est une page blanche ! Libérez-vous du jugement des autres, de vos peurs et de vos doutes et libre à vous alors de tracer la courbe de vos rêves. Même si elle implique une période d’apparente récession. L’apparence est trompeuse !

Pleine de vérité, cette petite représentation graphique ! Mais aussi tellement variable. Tellement dépendante de la vie de l’un ou de l’autre. Elle méritera qu’on s’y attarde plus longuement. En attendant, n’hésitez pas à partager votre propre courbe en commentaire, en extrapolant ce à quoi vous souhaitez qu’elle ressemble dans quelques années. Quelles mesures allez-vous prendre pour arriver à vos fins ?

#La connaissance comme partie d’un tout

Mathématiques, physique, programmation. Voilà à peu près le contenu de nos cours à l’université. Je perds mon temps disais-je ? Un peu moins cette semaine. Les choses ont l’air d’aller mieux. Au moins en mathématiques.

J’ai pris l’habitude de travailler seul. J’ai développé certaines méthodes qui me permettent de rester concentré longtemps sans que la qualité de mon travail en pâtisse. En autodidacte, j’avais accès aux ressources dont j’avais besoin, quand j’en avais besoin. Ici, la ressource est unique et limitée dans le temps – on ne peut ni la mettre en pose, ni l’accélérer pour l’optimiser. Un avantage tout de même, on peut lui poser des questions. La réponse est plus rapide qu’une longue recherche sur internet. Mais moins complète et plus formatée. Du pour et du contre donc.

Mes méthodes de travail restent toutefois très pertinentes. Moins efficaces. Mais toujours valables. Mon travail consiste désormais en leur optimisation.

Ce que je vais dire là est avant tout valable pour l’apprentissage de matières techniques – celles qui requièrent calculs et équations. Mais l’extrapolation vers des matières non techniques est parfaitement possible.

La prise de notes. Un sujet primordial lorsqu’on parle d’apprentissage. Mes prises de notes en autodidacte ? Aucune. Au sens commun de prise de notes. Je n’avais pas de cours à proprement parler – en amphi ou en classe. Le schéma cours-exercice-interro n’avait aucun sens pour moi. Il n’en a toujours pas d’ailleurs.

À quoi pouvait donc bien rimer une prise de notes. Aujourd’hui vous trouvez n’importe quel cours sur internet ou dans les livres. Du moins structuré au plus complet, en vidéo ou par écrit, suivant un programme scolaire ou intégralement destiné à l’autoapprentissage. Les ressources sont innombrables et bien souvent mille fois meilleures que les cours que vous donneront vos professeurs. Cet été, j’ai suivi le cours d’algèbre linéaire du MIT OpenCourseWare assuré par Gilbert Strang. Je vais devoir suivre un enseignement similaire au deuxième semestre, et je doute fort que notre enseignant se révèlera meilleur pédagogue que cet illustre mathématicien.

Quel intérêt donc de passer vos heures de cours à tenter de retranscrire sur votre feuille le discours de votre enseignant ? Pouvoir le retravailler plus tard ?Plus tard vous avez dit ? Je ne veux plus entendre ce mot ! Diable, pourquoi plus tard, alors que vous pouvez le faire maintenant ? Laissez tomber votre cours. Vous trouverez le même en mieux sur internet. Prenez le temps qui vous est donné pour tenter de comprendre ce qu’on est en train de vous expliquer. Notez les points qui vous posent problème. Ce sont eux que vous allez devoir retravailler. Le reste, vous l’aurez déjà compris en cours.

Vous savez, pour exceller, vous devez être maître de vous-même. Et surtout, maître de votre temps. Il n’y a qu’une quantité limitée d’heures dans une journée. Optimisez-les et cela vous paraîtra une éternité.

Si vous êtes en cours, soyez-y pleinement. Ayez du répondant aux questions de vos professeurs. Soyez dans l’action. Posez des questions. Pensez-vous cela possible si vous avez deux tableaux de retard ? Non. Donnez-vous pour objectif de TOUT COMPRENDRE. Pas de tout noter.

Comment tout comprendre ? Bonne question. Ma réponse sera incomplète. Bien trop de choses à dire. Pour en rester sur l’idée de la prise de notes, voilà mon conseil.

La méthode de prise de notes que j’utilisais en autoapprentissage – et utilise désormais en cours – est basée sur une visionholistique de l’apprentissage. Quèsaco ? Sans rentrer dans les détails, cela signifie que toute connaissance, toute notion à apprendre fait partie d’un tout plus important que la notion seule. Trivial. Oui. Mais alors pourquoi si peu d’étudiants prennent en compte cette vérité dans leur manière d’étudier ?

L’apprentissage holistique est l’opposé de l’apprentissage par cœur. Pensez-vous qu’Einstein connaissait ses formules parce qu’il les avait apprises par cœur ? Non bien sûr. Il connaissait la réelle signification de celles-ci, des grandeurs physiques en jeu et du symbolisme utilisé. Il en connaissait l’histoire, le scientifique à l’origine et le contexte dans lequel elle a été découverte. Il avait une vision d’ensemble de ses connaissances. Il connaissait les règles pour mieux les changer.

L’enjeu de l’apprentissage, c’est de créer ces connexions. C’est lier ce qu’on apprend à un savoir déjà acquis. Les sciences cognitives le disent bien, l’apprentissage consiste en une création (et destruction)perpétuelle de nouvelles connexions synaptiques. Une prise de notes passive ne remplit pas ces critères.

Au contraire, prenez une feuille blanche et liez les idées entre elles au fur et à mesure de l’avancement du cours. Faites des flèches, des graphes, des diagrammes, des schémas. Encadrez, soulignez, écrivez en majuscules, en minuscules, en gras, à l’endroit, à l’envers. Laissez libre court à votre imagination. Laissez votre joie s’exprimer sur le papier lorsque vous comprenez une notion difficile. La feuille blanche est importante. Vous ne voulez pas que des lignes disgracieuses viennent couper court à votre instinct créatif.

Ainsi vous lierez les idées. Vous les ferez vôtres. Ces notes seront brouillonnes, souvent illisibles. Ce n’est pas un problème. Elles ne sont pas faites pour être relues. Elles sont faites pour fixer l’idée dans votre esprit – dans l’instant.

Quelques fois vous aurez à les relire. Si vous avez un bon système d’indexation, vous serez surpris de voir que ce n’est finalement pas si difficile. Vous aurez alors le bénéfice de retrouver des notes qui auront fait plus d’une fois le tour de votre esprit. Des notes personnelles, attachées à un moment de réflexion, tout l’opposé des notes qui font aujourd’hui légion, tellement mornes et sans âme que l’idée même de les relire nous fait souffrir.

Pour les habitués des notes à puces, des titres en rouge et sous-titres en vert, la transition sera ardue. Cette méthode est déconcertante au premier abord. Je l’avoue. Elle peut faire peur. Le contrôle total sur le cours nous échappe. Mais ce contrôle n’est pas toujours la solution.

En écrivant ces lignes, je prends moi-même conscience des bénéfices de cette vision holistique de l’apprentissage. Je n’ai fait qu’effleurer la surface. Il sera nécessaire d’en parler davantage. De préciser les méthodes – bien que chacun devra les faire siennes. Cours techniques, cours non techniques … Dans le fond, l’idée reste la même. Sur la forme, on y verra quelques différences. Restez à l’affut pour plus d’informations !

J’aurais bien d’autres choses à vous dire pour cette semaine, mais le temps me manque et ce billet est déjà bien long ! Alors deux mots pour la fin : INVESTISSEMENT / OPTIMISATION.

Bonne semaine à tous !

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